Le blog de Nicolas de Rouyn

Bonjour.
Ceci est un blog dédié au vin et au monde du vin, qu'on appelle aussi le mondovino. Et à tout ce qui entoure le vin, les belles tables,
les beaux voyages, les tapes dans le dos et les oreilles tirées.
Cela posé, ce qu'on y lit est toujours de-bon-goût-jamais-vulgaire,
ce qui peut plaire à votre mère. Dites-le lui.
(Only dead fish swims in ze stream).
Les photos sont signées Mathieu Garçon, sauf mention. Pour qu'elles soient belles en grand, il suffit de cliquer dessus.
Au fait, il paraît que "l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération".
Nicolas de Rouyn



jeudi 9 juillet 2009

La table de chevet de Bizeul


Il y a mille raisons d’avoir de l’affection pour Hervé Bizeul. Son clos-des-fées, son intransigeance, son blog, son exil à Vingrau qui n’a rien à voir avec la tentation de Venise. Il y a aussi Walden (bien sûr, les branchés du vin, impénitents bloggueurs, m’objecteront que ce n’est pas une absolue nouveauté. Certes, mais personne n’en parle jamais). Ce vin est l’une de ses plus jolies inventions. Inquiets de voir les très vieilles vignes de l’appellation disparaître sans espoir de retour, il a convaincu quelques petits vignerons de se rassembler autour d’un concept qui porte le joli nom de Walden, inspiré du livre de Henri-David Thoreau (Walden ou la vie dans les bois), un vieil habitué de sa table de chevet. Ce qui différencie ce walden des autres vins de marque à forte valeur marketing ajoutée, c’est le sens que Bizeul y a insufflé et les valeurs qu’il y ajoute. Il s’agit là de perpétuer à la fois un métier et des cépages. Certains grenaches et carignans, sauvés par cette initiative et la passion que Bizeul leur porte, approchent le siècle d’âge. L’affaire a commencé petit à petit. Ils étaient trois en 2004, neuf aujourd’hui. Le vin est excellent, à boire sur le fruit, il vaut 6,40 euros la bouteille et ce serait une sottise de passer à côté. Ce passéiste de Bizeul a fait pareil avec une grande oliveraie dont il désespérait de voir les oliviers rejoindre les bords des piscines de la presqu’île de Saint-Tropez. Il est comme ça, Bizeul, une sainte horreur de voir les belles choses disparaître. Et l’huile d’olive, comme Walden, est très réussie. Pour son blog, ne ratez pas www.closdesfees.com/blog2.

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