Le blog de Nicolas de Rouyn

Bonjour.
Ceci est un blog dédié au vin et au monde du vin, qu'on appelle aussi le mondovino. Et à tout ce qui entoure le vin, les belles tables,
les beaux voyages, les tapes dans le dos et les oreilles tirées.
Cela posé, ce qu'on y lit est toujours de-bon-goût-jamais-vulgaire,
ce qui peut plaire à votre mère. Dites-le lui.
(Only dead fish swims in ze stream).
Les photos sont signées Mathieu Garçon, sauf mention. Pour qu'elles soient belles en grand, il suffit de cliquer dessus.
Au fait, il paraît que "l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération". Nicolas de Rouyn



mardi 13 mars 2012

Il vend son bordeaux sans la Place de Bordeaux

Voilà que la Semaine des primeurs approche à toute allure. Avec elle, son cortège d'exhortations, la presse anglaise en efficace relais du trade appelle chaque année les Bordelais à baisser les prix. Et les silences appliqués des châteaux qui s'en moquent et ils ont bien raison, tant qu'ils vendent tout.
Les uns ont commencé à goûter les vins avant les autres, source d'agaceries sans fin. Je rêve d'être le premier à publier la photo de James Suckling disputant aux faux cadors des magazines spécialisés le privilège de sucer le premier bourgeon pour décider de la qualité du millésime à venir. Et, comme chaque année, le négoce est dans les starting-blocks, prêt à ne pas tout avaler. Très contents de faire sa vie avec une cinquantaine d'étiquettes, pas plus. Pour les centaines d'autres qui font du vin et du bon, les affres du chai à bouteilles qui ne désemplit pas tiennent lieu de fête rituelle.
Pourtant, ici et là, tels de petits villages gaulois, certains résistent, s'organisent. Ils ne comptent que sur leurs propres forces pour écouler leur production. Sans excès de langage, sans posture vindicative, ils mènent leur barque à bon port. J'ai interviewé Jean-Michel Lapalu. Il est à la tête d'un gros domaine familial dans le Médoc et se débrouille très bien sans la Place de Bordeaux. Mais il a bien fallu qu'un visionnaire méfiant tire le premier. Explications.

2 commentaires:

  1. Le Maître absolu en la matière a été et est toujours et sera longtemps, le très beau et surtout si sympathique Château Haut-Marbuzet des sieurs Duboscq.
    Et la rive droite, certes aux propriétés plus petites, a expérimenté depuis des lustres d'autres canaux de vente.
    Ceci dit, on trouve quand même de grands négociants, comme Joanne des frères Casteja ou surtout la Sovex de Monsieur Ballande, qui signent de solides contrats avec des propriétés dont ils estiment les crus, sans se limiter systématiquement aux classés et équivalents.
    Bon, c'est vrai qu'avec les marges faites sur les 50 grands noms que tout le monde veut avoir, pour s'en servir aussi comme "locomotive" des crus moins connus, il y a eu une tendance nette des maisons historiques de se satisfaire de ces 50 noms.
    On voit la naissance d'autres canaux de distribution, comme CDiscount (le premier vendeur de vin en France ?) et donc, Bordeaux n'est pas encore à l'agonie pour qui sait sortir des schémas classiques.

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  2. Nicolas, tu devrais aller interviewer un autre Maître : Daniel Mouty http://www.vignobles-mouty.com/, un grand militant de la cause des vignerons indépendants, qui a su créer une dynamique commerciale incroyable sur son exploitation.
    Il a surtout insufflé de l'énergie et du savoir faire à nombre de ses collègues vignerons (dont ton serviteur) pour développer cette fonction commerciale sans laquelle beaucoup de sans grade ne s'en sortent pas aujourd'hui.
    Une référence incontournable !

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