Le blog de Nicolas de Rouyn

Bonjour.
Ceci est un blog dédié au vin et au monde du vin, qu'on appelle aussi le mondovino. Et à tout ce qui entoure le vin, les belles tables,
les beaux voyages, les tapes dans le dos et les oreilles tirées.
Cela posé, ce qu'on y lit est toujours de-bon-goût-jamais-vulgaire,
ce qui peut plaire à votre mère. Dites-le lui.
(Only dead fish swim in ze stream).
Les photos sont signées Mathieu Garçon, sauf mention. Pour qu'elles soient belles en grand, il suffit de cliquer dessus.
Au fait, il paraît que "l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération". Nicolas de Rouyn



jeudi 17 avril 2014

Un verre suffit, oui

Bien sûr, ils ont tous les prétextes du monde, l’argumentaire à la hussarde et l’enthousiasme latin. Ça ne suffira pas. Ces Italiens mettent en marché des flasques molles en papier contenant 100 ml de vin, ça s'ouvre avec des ciseaux. Un choix de cépages, sangiovese, pinot gris, vermentino et cabernet sauvignon. Le marketing du verre de vin qui suffirait.

Je laisse le soin aux énervés de monter en mayonnaise sur le sujet. Juste vous dire, mes chers lecteurs, que c’est une grosse horreur de plus, qu’il n’est pas du tout nécessaire d’avoir un contenant spécifique quand « un verre de vin suffit » et que, quoiqu’on en dise le directeur du marketing, un verre de vin ne suffira jamais. Au fait, c’est bon ?
Passons à la dégustation. Les vins sont à 18°C.
La première question qui se pose est celle de la conservation. Je n’ai pas la réponse. Oubliez tout ce que vous savez, fermez les yeux, pincez le nez et goûtez. Le cabernet sauvignon est d’une rare amertume, tenace et désagréable. Le sangiovese a une finale sucrée très inattendue et dérangeante. Ces deux vins sont courts, maussades, ennuyeux. Est-ce pour justifier le concept du verre de vin qui suffit ? Je n’ai pas eu le cœur de m’attaquer aux deux blancs.

Vous et moi, quand nous ouvrons une bouteille pour n’en boire qu’un verre, nous n’en ouvrons pas. Nous buvons de l’eau et tout va bien. Ou alors, des vins qui, ouverts, passeront la semaine en se bonifiant. Un sauternes, par exemple, mais pas ces machins qui ne vont pas arranger l'humeur de la soirée.
Même si je souhaite tous les bonheurs du monde aux jeunes gens qui se lancent dans cette aventure, je ne m’inscris pas dans leur sillage.