
La cristallerie historique a été reprise in extremis par le premier des collectionneurs des œuvres de René Lalique, Silvio Denz, aussi connu pour être le propriétaire de Château Faugères, nouveau promu au rang de grand cru classé de Saint-Émilion. Ce garçon est également propriétaire de vignobles en Toscane et en Espagne. C’est peu de dire qu’il aime le vin.
Quand il a acquis Lalique, il n’avait pas dans l’idée d’installer la célèbre marque sur le marché très disputé des verres œnologiques. Un business largement cornaqué par Riedel, grand professionnel autrichien de la dégustation, qui détient également quelques-unes des marques les plus diffusées, Spiegelau, etc. On a vu arriver des Italiens qui peinent à imposer leurs productions. Récemment, c’est Baccarat qui a sorti un verre magique (ici) conçu par un spécialiste, Bruno Quenioux. Des franc-tireurs de talent comme Laurent Vialette, expert reconnu en vieux millésimes ou Philippe Jamesse, le grand sommelier des Crayères à Reims, ont dessiné de très excellents verres, mais sans la puissance de feu des gros acteurs du secteur.
Un beau matin, Silvio Denz reçoit un coup de fil du dégustateur américain James Suckling qui lui propose de réaliser un verre œnologique pour Lalique. Il a donné suite et voilà « 100 points », un objet d’une grande beauté.
Je l’ai testé avec un vin banal, un petit saint-estèphe 2006, ce n’était pas une très bonne idée. Le vin s’en est sorti avec le Baccarat, où il fait illusion au nez, mais pas plus. Il semble que les performances du Lalique et du Riedel soient très proches, tout ceci demande une confirmation. Je recommencerai avec d’autres vins de meilleure tenue (et d’autres dégustateurs de meilleure tenue, aussi).
En attendant, le Lalique est très séduisant, d’une rare élégance, d’une parfaite simplicité. La jambe striée à côtes dépolies offre une prise épatante, le côté anti-dérapant est plutôt sensuel, c’est bien. Pour tous ceux qui se désolaient de n'avoir pas un très beau verre œnologique, la case est désormais cochée, plus de raison de se plaindre. Le prix, 100 euros, est… comment dit-on ? Sélectif ?
Les photos viennent de chez Lalique
Je passe à la manufacture lundi et mardi prochain. Je ferai part de ta noble attitude ! :-)
RépondreSupprimerQue la vie te soit douce !
Merci, François !
SupprimerIls ne connaissaient même pas ton papier ! Lu devant moi par le DG qui en était plus que content !
RépondreSupprimerMerci, François ! (2)
SupprimerOlivier:
RépondreSupprimerun cristal magique pour contempler par exemple les belles robes orangées dorées de Tokaj comme un aszu 5p 2002 de Disznoko, un aszu 6p 2006 de Zoltan Demeter ou un Lapis 6p 2002 de Kiralyudvar :o)
Magnifique carafe à vin mon grand Nicolas !
RépondreSupprimerVraiment très belle ligne !
RépondreSupprimereffectivement la carafe est superbe !
Très belle ligne...à sortir dans les dégustations privées de nos chères prorpiétés...
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