
Il s’en est fallu de quelques semaines pour que deux des maisons les plus emblématiques du meilleur de la Champagne ne sortent leurs nouveaux flacons ensemble. Priorité à Bollinger devant Charles Heidsieck. L’un comme l’autre a retrouvé dans ses archives de vieux flacons dont les chefs de caves respectifs, Mathieu Kauffmann et Thierry Roset, ont décidé qu’ils avaient toutes les qualités du monde. Et, particulièrement, la faculté de reproduire les qualités de vieillissement propres au magnum dans un format 75 cl. Il s’agit d’une équation compliquée qui prend en compte la longueur du col, son étroitesse, le diamètre du corps, l’angulation des épaules. Tout ceci confère au vin une longévité nouvelle et une maturation plus harmonieuse. Chacun en a profité pour réfléchir longuement à un nouveau look pour les étiquettes, les capsules, les blasons. Longuement parce que dans ces maisons sérieuses, le vin passe trois à quatre ans en cave. Ce qui laisse des loisirs aux services de marketing.
Si Bollinger a opté pour un léger lifting, Charles Heidsieck a plongé — nouveau propriétaire oblige — dans une refonte complète de l’image de la marque, retrouvant au passage quelques fondamentaux historiques de la maison.
Les amateurs trouveront surtout que ces bouteilles sont très belles.
Les connaisseurs n’auront pas manqué de faire un rapprochement avec l’historique bouteille de Krug, c’est l’inspiration évidemment. Il faut dire que c’est la plus belle bouteille de champagne qui se puisse trouver. Et glissons sur la vaine tentative d’un grand opérateur champenois qui s’offusquait sottement de voir apparaître des bouteilles qui ressembleraient à la sienne, pfff.
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