Le blog de Nicolas de Rouyn

Bonjour.
Ceci est un blog dédié au vin et au monde du vin, qu'on appelle aussi le mondovino. Et à tout ce qui entoure le vin, les belles tables,
les beaux voyages, les tapes dans le dos et les oreilles tirées.
Cela posé, ce qu'on y lit est toujours de-bon-goût-jamais-vulgaire,
ce qui peut plaire à votre mère. Dites-le lui.
(Only dead fish swims in ze stream).
Les photos sont signées Mathieu Garçon, sauf mention. Pour qu'elles soient belles en grand, il suffit de cliquer dessus.
Au fait, il paraît que "l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération".
Nicolas de Rouyn



mardi 24 janvier 2012

Vin "nature" et Tupperwine


Hier soir, j’avais Tupperwine. C’est un format de dégustation inventé et animé par Fabrice Le Glatin, l’animateur du blog Vin sur vin. Il y avait une grosse vingtaine de personnes réunies autour d’un thème « vin nature ». Deux blancs et trois ou quatre rouges. Dont deux, vraiment épatants. J’espère que ce sont de vrais « nature », les commissaires politiques en charge de ça ne manqueront pas de me le faire savoir, le cas échéant, par tous moyens à leur convenance.
Allez, assez ri.
Si le premier blanc ne m’a pas fait tomber de ma chaise (en plastique), tant il était dans le droit fil de tout ce que je déteste dans la mouvance « nature » et malgré sa glorieuse provenance, le second était très étonnant. Un vin de l’Aude, la cuvée Laïs d’Olivier Pithon, en magnum. Un assemblage 50-50 de maccabeu et de grenache blanc, des vraies qualités de grand vin, complexité et longueur, un vin peu acide, presque tendre. Une petite merveille, j’en veux encore. Mais le problème des Tupperwine, c’est que Fabrice ne pousse pas le concept Tupperware jusqu’à sortir les bons de commande à la fin, pour d’obscures raisons auxquelles je ne comprends rien. Pourtant, j’aurais bien ajouté un carton du beaujolais qui a suivi. Un simple beaujolais-village, du domaine des côtes de la Molière, dans le millésime 2002. Toutes les qualités du gamay quand c’est bon, bien fait, bien attendu. Le fruit et la structure, l'ampleur.


Sinon, c’était Tupperwine as usual. Fabrice, en grande forme toujours, très pédagogue, qui fait partager comme personne ses enthousiasmes, sans dire de bêtise ou d’impropriété. Fabrice qui anime, fait le service, va chercher les plateaux de fromages et de charcuteries entre deux verres, infatigable. Des verres en verre (Spiegelau n°3, modèle pro pour la dégustation), des vins servis dans des carafes du même métal.


Une assistance agréable et attentive, des questions intelligentes et les réponses qui vont avec, dans une ambiance bienveillante. Le tout au milieu des pierres historiques de Grains Nobles, un bel endroit dédié dans le cinquième arrondissement de Paris. Un grand bain de fraîcheur, en somme. Et l’on ne comprend pas bien ce que certain mauvais coucheur trouve à lui reprocher, il serait bien incapable d’en faire autant.


Le blog de Fabrice, ici.
Plus sur les Tupperwine,

23 commentaires:

  1. Thank you guv'nor ! Paf, dans le pif ! Plus sérieusement (on n'est pas là pour déconner), à te lire, j'irai peut-être au prochain TupperWine, ça a l'air super (surtout les chaises). Un grand merci.

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  2. J'adore la dernière phrase, mais je me demande bien de quel mauvais coucheur il peut s'agir. Tu ne comprends pas grand chose à l'humour, Bon Vivant. Enfin, le mien, en tout cas, il est vrai que ce n'est pas donné à tout le monde. Fabrice ne l'a pas mal pris, lui, enfin je pense, parce qu'il n'y avait aucune raison. Ce n'était nullement une attaque personnelle, contre lui ou ses Tupperwines, juste un contre-trait d'humour au sujet du nom qu'il a choisi pour les réunions qu'il anime. Probablement ce que tu appelles de la démagogie...
    Mais ce n'est pas bien grave, ça ne m'empêchera pas de continuer à être moi-même, au risque de toujours te froisser. Avec grand plaisir, tiens, en plus! Et sans aucune obsession.

    P.S.: et si ta plateforme pouvait arrêter de buguer quand on publie un commentaire, ça éviterait les doublons.

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  3. Le Politburo salue le gentil mot à l'adresse de la camarade Isa et du camarade Bruno. (Pithon c'est à Calce, ds le 66 et va y avoir débat au sein du plénum du comité central pour savoir si c'est un vrai naturel).

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  4. O. Pithon et sa vache, Laïs, qu'il aime au point d'en avoir fait la muse de cette cuvée quasi mythique, se trouvent sur un terrain de schistes si pauvre, donc si riche, que le désherbage est superflu. Faudrait déjà qu'elle y pousse l'herbe. La vinification est naturelle, et une dose micro-homéopathique de SO2 à la mise est l'unique intrant dans ce vin qui ressemble, surtout après quelque temps passé en cave, plus à du jus de cailloux que du jus de raisin. C'est en effet un très beau vin, qu'il soit nature ou non en devient secondaire.
    JS.

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  5. @JS : merci de ce commentaire intelligent et ouvreur de fenêtre. Tout d'un coup, je comprends mieux la rare beauté de ce vin blanc.
    @Olif : suis pas mécano chez Google, je le regrette tous les jours, mais ça va pas m'empêcher de dormir. Pour les "contre-traits d'humour", ya du boulot. Suffit pas de plagier Desproges pour être drôle.

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  6. @Guillaume : je prends sur moi la coquille "Aude" quant au département du Grand village de Calce où je me suis rendu il y a 3, 4 ans. Il est possible que j'ai mentionné ce département (voisin) dans mon flot de paroles. Mais il s'agit bien des P.O, d'autant plus que j'ai fait références au schisteux Vingrau en intro de ce vin. On peut donc proposer à Nicolas de rectifier.
    @Anonyme : on dirait que vous étiez présent hier soir au TupperWine, votre commentaire ressemble comme 2 goutes d'eau à mon laïus d'hier soir.
    @Olif : bon, pas hyper drôle les verres en plastique mais pas méchant non plus. Et surtout pinuts à côté de la bouse puante que Patrick Essa avait déféqué au sujet des TupperWine. Mais ça sent le pléonasme, là.

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    1. @Fabrice, non je n'y étais pas, mais je pratique Laïs depuis un moment.

      http://thedrinkingscenario.com/2010/11/18/cuvee-lais-blanc-2008-olivier-pithon/

      Je vous vois demain soir normalement ;)
      JS

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  7. @Guillaume@Fabrice : ces blogs, c'est vraiment trop l'approximation. Pour Essa, merci de ne pas prononcer le nom, déjà qu'il pleut.

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    1. Il est vrai que quand on parle de Tache en Bourgogne, on ne parle pas que du vin.

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    2. Voilà un rappel à la réalité très juste

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  8. Ben merde alors le Bon Vivant se met à la nature....
    Bon trêve de plaisanterie, on peut savoir quelles étaient les autres boutanches ou c'est top secret...
    La bise à tous les buveurs !

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    1. J'essaie, autant que possible de ne pas dézinguer des réputations sur une seule bouteille qui ne se goûtait pas bien ce soir là, à cet endroit, dans ces circonstances. Ces bouteilles ne présentaient pas de défaut majeur liés à leur état "nature", il n'y a donc aucune raison de jeter le vigneron avec l'eau du bain, surtout quand il s'agit de bébé-vigneron ;-)

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  9. tout cela me rappelle bien des souvenirs .. que je viens d´envoyer pour validation (modération a priori?) sur l´article de l´historique du projet. Pour s´inscrire aux dégustations, c´est par où?

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  10. Bonjour David,

    Envoyez-moi un mail à vinsurvin 2020@gmail.com, mot de passe TupperWine ! Je vous teindrai informé des prochains TupperWine.

    Cordialement,

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  11. Pour les amateurs de Lais on peut la commander ici :
    http://www.midi-vin.com/vins-blancs/vin-de-pays-des-cotes-catalanes/domaine-olivier-pithon-lais-blanc-2009-p-603-fr.html
    Chez nous, Lais n'est pas référencé comme nature mais je ne suis pas vraiment commissaire politique. Mais peut être qu'une carrière s'ouvre devant moi ...

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  12. Les vins nature ont une approche compliquée à expliquer au commun des mortels qui devra patienter, carafer un blanc qu'il jugera "pétillant", patienter encore un peu pour que les arômes de "cul de poney" s'évaporent après 10 minutes à remuer énergiquement le vin dans le verre (pas trop petit, svp), regoûter le lendemain car il était trop fermé la veille !
    Après tout ceci, il sera peut-être déçu parce que le quartier lunaire n'est pas favorable à la dégustation !

    Il faut donc avant tout que les dégustateurs, aussi professionnels soient-ils, aiment se laisser bousculer par des us et coutumes qu'ils n'auraient imaginés essayer un jour de leur triste vie !
    Et j'émets de grosses réserves sur la capacité (ou la volonté, c'est selon) d'un guide de prendre le risque de décevoir un lectorat qui n'aura pas compris les subtilités de ce type de vins.

    Ne voyez aucune attaque quant à la capacité d'un professionnel (rédacteur de guide, organisateur de dégustation, ...) mais je comprends que certains préfèrent ignorer ces types de vins, tout comme ils ignorent le Jura dans leur sélection de vins.
    C'est un peu comme si on comparait un superbe rhum de Martinique avec un Bacardi noyé dans le Coca ...

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  13. @Vinodis : pour votre information et afin de ne pas laisser se répandre des idées fausses, le Jura occupe dix-huit pages pour 23 domaines dans le Guide Bettane+Desseauve. Pour le reste, les modalités de dégustation liées aux vins "nature", je suis bien d'accord avec vous. Chaque type de vin impose des pratiques consommatoires qui lui sont propres. Moi, par exemple, j'ouvre toujours le champagne la veille…

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  14. personne n'a commenté mon étiquette de 2002, je suis très déçue!!!
    Isabelle

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  15. Isabelle, c'est un scandale. Cette étiquette est drôle et créative, très "signifiante". Bref, on s'est bien marré.

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  16. Pour la petite histoire, c'était mon importateur américain de l'époque qui l'avait crée, confondant Molière et Dartagnan ( ou quelqu'un dans le genre;-)
    isabelle

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  17. Bonjour,

    je suis très déçu. Cela fait plusieurs années que je suis avec délectation les épisodes de "Sulfite wars". Celui-ci est nettement moins bien. Dans ce genre, les méchants doivent être méchants et les gentils, gentils. Vous vous imaginez Darth Vador disant "vous savez, ces rebelles ce sont pas les mauvais ch'vaux" ? Non. Si les méchants ne sont plus si méchants voire gentils, c'est plus B&D strikes back, c'est Pierre Richard et Blier sur du Michel Fugain. Arrêtez : je ne suis pas allergique au SO2 et je ne mets pas des sous dans les vins qui sentent pas bon et les rouges qui frétillent. Or, je viens de prendre mon pied avec un Jadis 2005 et un Régnié 2010 de Julien Sunier qui s'il n'est pas nature ne doit pas en être loin. Pas l'ombre d'un derrière équin dedans dis-donc ! Faut arrêter de sortir des cases !
    P.S. : très chouette ton étiquette Isabelle, j'espère pouvoir aller à Olne cette année ;-)

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  18. @Le rustre : on sait plus à qui se fier ;-)

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  19. Magnifique l'étiquette Isabelle! Par contre pitié ne parlez de cul de poney à propos de vins ou alors arrêtez vous au bord d'un enclos ou à la Cartoucherie à Vincennes et allez voir de près...Fabrice est en train de transformer Nicolas en naturiste moi je dis que ce mec vendrait un frigidaire à une esquimeau! :-))))Bravo à Isa et M. Pithon...

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