Le blog de Nicolas de Rouyn

Bonjour.
Ceci est un blog dédié au vin et au monde du vin, qu'on appelle aussi le mondovino. Et à tout ce qui entoure le vin, les belles tables,
les beaux voyages, les tapes dans le dos et les oreilles tirées.
Cela posé, ce qu'on y lit est toujours de-bon-goût-jamais-vulgaire,
ce qui peut plaire à votre mère. Dites-le lui.
(Only dead fish swims in ze stream).
Les photos sont signées Mathieu Garçon, sauf mention. Pour qu'elles soient belles en grand, il suffit de cliquer dessus.
Au fait, il paraît que "l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération".
Nicolas de Rouyn



samedi 26 février 2011

Des bourgognes à Paris (j'ai essayé, on peut)


Vraiment, les métiers de bouche ne sont pas amis avec les métiers du tourisme. Après ce désolant passage à Beaune (voir ci-dessous, Des rhônes à Beaune), voilà que mon amie Laurène m’emmène à l’Ambassade de Bourgogne, sans doute pour me consoler. Bien vu. Cet espèce de caviste-bistro dédié aux vins de Bourgogne est un enchantement à tous les niveaux. D’ailleurs, il en compte deux, avec le sous-sol transformé en salle de dégustation, table d’hôtes, repaire des grandes bouteilles. L’endroit a ouvert avant que les décorateurs s’en mêlent. Du coup, c’est un peu froid, un peu basique. Mais les vins sont là, du plus petit au plus grand. Je ne vais pas détailler la carte, tout le (beau) monde est là. Le premier prix doit être autour de dix euros et le plus élevé dépasse les mille. En chemin sur cette échelle qui monte au ciel, nous avons remarqué deux ou trois millésimes de clos-de-tart vendu ici au même prix qu’un 08 à la propriété. C’est très cher, un clos-de-tart, mais bon, la politique de l’Ambassade de Bourgogne est de nature à enthousiasmer l’amateur.
Ainsi, le prix est le même que vous emportiez la bouteille ou que vous la buviez sur place. Ici, ils ont déjà dépassé cette idée du droit de bouchon, comme aux États-Unis. Nous prédisons un grand avenir à cet endroit aux appétits financiers mesurés et qui se positionne bien en ami des gens. Nous avons goûté un gevrey du Domaine de l’Arlaud à 24 euros, il était parfait et à sa place avec les gougères, les charcuteries et les fromages. La seule nuance tient précisément à l’assiette, un peu sommaire. Mais les produits sont là, y compris un beau citeaux de l’abbaye qui s’accorde si bien avec les bourgognes. Oui, même rouges. Mais il faudra quand même se pencher un peu sur l’amélioration de l’ordinaire pour offrir un partenaire flatteur aux jolis vins de la maison. Un partenaire peu flatteur, c’est moins bien, tout le monde sait ça.
Et tout ça se passe à Paris, au 6 de la rue de l’Odéon. Quartier parfait, en plus. Paris, c’est mieux.

La photo : cette photo moche n'est pas signée Mathieu Garçon

2 commentaires:

  1. Malgré les dièses et les bémols, on va y aller : idéal pour un mâchon rapide entre copains ?

    Cuisine : on le morigènera très gentiment, car à Paris, ce ne doit pas être trop dur de trouver un bon charcutier qui livre régulièrement de vraies terrines, des pâtés en croûte et autres babioles pour lesquelles il devra trouver des pains tiptop.
    L'Arlaud : exemple parfait des nouvelles générations bourguignonnes où il faut vite s'inscrire avant qu'on nous réponde, comme ailleurs, le mot "non" décliné dans toutes les langues :-(

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  2. Pour le mâchon, c'est la page 1 du livre des mâchons. Pas au-delà. T'as juste ce qu'il faut pour éponger les vins. Et tout (l'emplacement, le patron, les vins) mérite que l'ordinaire s'améliore vite fait. La déco aussi, mais là, on s'en moque un peu plus.

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