Le blog de Nicolas de Rouyn

Bonjour.
Ceci est un blog dédié au vin et au monde du vin, qu'on appelle aussi le mondovino. Et à tout ce qui entoure le vin, les belles tables,
les beaux voyages, les tapes dans le dos et les oreilles tirées.
Cela posé, ce qu'on y lit est toujours de-bon-goût-jamais-vulgaire,
ce qui peut plaire à votre mère. Dites-le lui.
(Only dead fish swims in ze stream).
Les photos sont signées Mathieu Garçon, sauf mention. Pour qu'elles soient belles en grand, il suffit de cliquer dessus.
Au fait, il paraît que "l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération".
Nicolas de Rouyn



mardi 26 février 2013

Hollande et le vin. Alors, inquiets ?

 




Le monsieur de l’Élysée a donc été faire sa crâneuse (faire son Chirac) au salon de l’Agriculture. Tout le monde a vu le mini-film multi-diffusé du paysan qui lui conseille de « faire comme le Pape ».
Dans un souci salvateur, il a été caresser l’électeur dans le sens du poil au Pavillon du vin. Ce que, bêtement, Sarkozy avait totalement zappé. Moi, bien sûr, je suis plutôt pour. Pour le vin, hein. Hollande a fait les choses comme il faut. Il s’est assis, a goûté trois vins en grignotant trois trucs. Bon. Claques dans le dos et gentils sourires, les mecs avaient jamais vu ça, ils se trémoussaient de bonheur. Dieu le leur pardonne, ils n’ont pas l’habitude.
Toutes ces singeries prouvent au moins une chose, les politiques semblent avoir percuté sur l’importance de la filière, on avance. Naturellement, il a beaucoup promis et son ministre de l’agriculture aussi. Le ministre a promis des
« surprises » pour hier, lundi. Sauf erreur, on n'a rien vu. Ça commence pas bien.
À un moment, nous raconte La Vigne sur son site, le président du CNIV (Comité National des Interprofessions viticoles) dit : « Il ne faut pas diaboliser le vin ». Réponse de Hollande : « Avec moi, ne vous inquiétez pas ». Aïe.
Étant donné l’estime dans laquelle le président tient à la fois ses promesses et ses électeurs, on a du souci à se faire. Beaucoup. Pourtant, de la simplification administrative réclamée par tous à la refonte de la loi Evin, voire à son abrogation, il y a un chantier immense. « Ne vous inquiétez pas » est une réponse d'hypnotiseur. On n’avait pas besoin de ça.


François, ta cravate



Les photos : récupérées sur internet, photos D.R. Où l'on apprend que le monsieur de l'Élysée ne sait pas tenir un verre de vin proprement. 

Source : l'article de La Vigne, ici

 

17 commentaires:

  1. Faudra que tu ailles à l'Elysée pour lui apprendre comment on doit tenir un verre à pied : pour un Président, tss……

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Lui, tu sais, les usages, il s'assied dessus

      Supprimer
  2. Mouais, article sans fond ni forme ... et donc ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci, trop aimable, monsieur le prof de rédaction. Montrez-nous donc ce que vous faites qu'on puisse juger de ce qu'il faudrait faire.

      Supprimer
    2. Desproges nous a appris qu'il est préférable de ne rien dire et passer pour con, que de l'ouvrir et de ne laisser aucun doute a ce sujet.

      Je m'interroge simplement sur le but de l'article, où je ne trouve finalement ni critique précise, ni argumentation.
      Je suis plutôt fidèle lecteur de votre blogue et j'en apprécie généralement le ton ...
      Je ne saisi pas la l'intérêt du propos si ce n'est un dénigrement un peu gratuit d'une couleur politique qui n'est manifestement pas la votre.
      Je suis sur ma faim
      et donc ? :)

      Supprimer
    3. "« Ne vous inquiétez pas » est une réponse d'hypnotiseur" est une critique précise ou bien ? Le dénigrement que vous évoquez n'en est pas un, je ne dénigre pas, je dénonce. C'est un peu différent.

      Supprimer
  3. Olivier:
    Et si des choses sont faites par le gouvernement vous ferez un nouveau post pour en parler parce que ce n'est pas du dénigrement, chiche?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Comptez sur moi. Tout le monde en parlera, même.

      Supprimer
  4. laisse pas indifférent l'article! Le vin ou Hollande ? Pour le moment on vot plutôt des défenseurs du 2 ème Moi j'aime bien l'idée de l'hypnotiseur façon Sher Khan!!!

    RépondreSupprimer
  5. Cher Monsieur, sans tomber dans le poujadisme de base, force est de constater que les discours lénifiants et hypnotiseurs sont malheureusement dans tous les camps. Juste ça, pour mémoire:
    http://www.sudouest.fr/2011/06/20/bruno-le-maire-le-pays-compte-sur-sa-viticulture-430245-625.php
    Le Ministre compte sur sa viticulture, mais rien n'est fait pour lutter contre les boulets juridiques et administratifs...
    C'était vrai en 2011, ce le sera en 2013. Droite ou gauche, tant qu'il y a plus de voix à prendre en jouant l'intégrisme prohibitif que la fierté nationale pour nos grands vins, cela ne changera pas, évidemment.

    Sinon, un HS qui va vous surprendre, mais je ne peux laisser de post sur le blog de Mr Mauss: sa position de la dégustation à l'aveugle est intéressante, mais qu'il la considère ainsi comme la seule voie possible m'interroge. Lui, qui est mélomane: éprouverait-il le même plaisir à écouter Parsifal de Wagner en blind, sans savoir qui fait quoi, sans voir les images, sans éprouver le confort du fauteuil du Met ou de Bastille, qui influencent bien sur le jugement? Ou liriez vous un livre sans vouloir connaitre son auteur? D'ailleurs éprouvez vous le même plaisir de lire en poche ou en pléiade? Moi, non. Bref, je pense, mais ce n'est que mon avis, que la dégustation d'un vin (comme les autres expériences sensoriels: musique, théâtre, cinéma,lecture...) est une expérience globale (moments, plats servis, amis avec qui vous le buvez, et étiquette aussi of course). Comment peut on vouloir restreindre une telle expérience à une dégustation clinique, froide et aveugle, comme si les grands vins étaient juste des "commodities", comme disent les anglophones? Mais désolé de cette intrusion. Si vous conservez cela, je serais intéressé par vos positions,
    cordialement, Phil.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Premier paragraphe, je ne suis pas tout-à-fait d'accord, sauf s'agissant de l'univers du vin. Droite et gauche dans le même sac, bien sûr.
      Deuxième paragraphe : je vois que François Mauss vous a répondu et que vous êtes amis maintenant.

      Supprimer
  6. Phil :

    Qu'il me soit permis de vous répondre.
    D'abord, lapidairement : lisez simplement ce qui est écrit sur le blog depuis début janvier et vous verrez que nous sommes très loin de vos affirmations un tantinet forcées.
    Le simple fait que j'ajoute dorénavant un second passage en donnant à mes zozos la liste des crus, c'est quand même une reconnaissance quelque part que le rôle de l'étiquette est important et n'est pas totalement négatif.
    Mais surtout, retenez bien, s'il vous plaît, que le but premier du GJE - je me répèterai sans cesse - est de donner l'opportunité à des vins moins connus d'être comparés, aussi objectivement que possible, aux références de leur AOC ou région, et ce, naturellement dans le même millésime.
    Tout le monde doit comprendre que mettre dans une même session Lafite et Haut-Condissas, en disant dès le départ lequel est lequel, c'est forcément apporter un biais que je n'accepte pas, quand bien même certains anglais - selon Neal Martin, seraient capables de passer au-dessus de cette influence.
    Et relisez mon dernier commentaire sur l'hédonisme où je dis clairement que l'apport d'un Maître donne une dimension supplémentaire unique à tout apprentissage brut, par soi-même, sans ces ressources extérieures. En musique comme en peinture.
    Donc, en conclusion, l'aveugle n'est pas la "seule voie possible". Bien au contraire. Elle doit être complétée par l'environnement historique, culturel du cru mais, encore une fois, eu égard au but majeur que nous poursuivons, l'aveugle a moins de biais que la non-aveugle pour quiconque veut savoir où il se place par rapport aux benchmarks.
    Allons plus loin : depuis 1982, début de la grande période Parker, lui-même, et en moto permanent sur sa revue, en première page, affirme avec une constance qui l'honore la nécéssité impérative de ne déguster que le contenu et non le contenant.
    Qui l'a critiqué pour cette position ? Et on vient me chercher misère (toute proprotions gardées) du simple fait que j'applique aussi cette règle… maintenant avec l'addition du second passage avec étiquette ?
    Soyons sérieux : c'est tellement facile de déguster avec étiquette : où prend t'on des risques ? Mais à l'aveugle, ça, c'est une autre histoire et je ne remercierai jamais assez mes zozos qui, depuis 16 ans, acceptent cette règle.
    Désolé Nicolas d'user de ton blog pour une défense "pro domo".
    Dernier point : vous ai-je interdit de publier sur mon blog ? Tss… c'est que vous êtes cet inspecteur du fisc à la retraite ? Voilà le problème de l'anonymat ! On ne sait plus à qui on a à faire !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. François, tu es ici chez toi et je t'aurais demandé de répondre si tu ne l'avais pas déjà fait.

      Supprimer
  7. Mr Mauss, merci pour votre réponse. Je comprends bien votre position et la respecte. C'est seulement que ce n'est pas ce que moi je cherche. Pour revenir à la musique, quand j'écoute du Wagner, je veux savoir si c'est du Solti ou du Sawalisch, ou un jeune chef inconnu qui monte.
    Autre exemple, je préfère voir les vrais Stones massacrer leurs classiques que de voir un excellent groupe de reprises les interpréter à merveille.
    En d'autres termes mon cerveau génère des ondes quand il est en terrain connu que je n'ai pas en aveugle (ou l'on peut facilement confondre rouge et blanc, dans des verres noirs).
    Mais une fois encore je respecte absolument votre position, je lis votre blog, je suis désolé d'user du blog BonVivant et je vais publier sur le votre dorénavant (fin du mettage de cendres sur la tête).
    Bien cordialement, viniquement et musicalement votre, Phil.
    PS: Sur l'anonymat cela dit, et sans vouloir agacer, cela me semble être quand même la norme des réseaux sociaux et autres blogs around the world, non?
    Allez j’arrête le squat de celui-ci...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ben, partez pas comme ça. J'étais justement en train de faire chauffer l'eau du thé.
      (pour l'anonymat, François et moi on n'aime pas trop, vu qu'on cherche à avoir des débats de bon niveau sur nos blogs respectifs. Chez lui, c'est mieux, je suis d'accord.)

      Supprimer
  8. Le Savoir-Boire s'inculquait au sein de la famille et l'on savait ainsi qu'un verre sur pied se tient par la jambe et jamais par le calice pour 4 raisons : l'inélégance, le réchauffement inutile du contenu, les marques disgracieuses et pour mieux distinguer la robe du vin...
    Voilà ce qui arrive quand manquent ces notions élémentaires ! On est donc tout de suite jugé.
    Pour ma part, je fais entrer ce nouveau candidat dans mon "Bêtisier du Savoir-Boire". Il rejoint des personnalités, reines, rois, acteurs propriétaires de vignobles, chefs d'état et autres baronne dont une a même un institut international des bonnes manières...
    Comme quoi l'expression du "cordonnier le plus mal chaussé" est d'une vérité flagrante !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce qui n'est pas nouveau, mais vous avez raison de mettre le doigt dessus.

      Supprimer