
Ce n’est pas le genre de la maison d’annoncer des festivités, mais mettons que celle-ci vaut le détour (par exemple, si vous êtes à Bourg-Charente, n’hésitez pas). Il s’agit d’une vente aux enchères caritative organisée par les autorités compétentes (le BNIC) à Cognac. Elle s’appelle La part des anges. Ne pas croire qu’on y verra beaucoup d’anges.
Pour ceux qui sortent à peine de l’œuf, rappelons que la « part des anges » est le joli nom donné par les producteurs de spiritueux au phénomène d’évaporation (5 à 8 % du volume par an, ce n’est pas rien. Chez Rémy Martin, par exemple, c’est l’équivalent de 6 000 barriques, énorme). Cette vente existe depuis quelques années et, chaque fois l’intégralité des fonds récoltés est versée à l’Institut de France pour aider à la restauration du patrimoine. Et moi, ça me plaît bien qu’on supporte la restauration du patrimoine plutôt qu'une lointaine catastrophe. La vente a lieu le 16 septembre à partir de 19h30 dans les chais Monnet à Cognac. L’idée est que plusieurs grandes maisons offrent un ou plusieurs flacons d’exception, comprendre d’anciennes eaux-de-vie. Ainsi, un rare Delamain de cinquante ans, de belles choses de chez Frapin, Leyrat, A.E. Dor, Hennessy, Rémy Martin, Godet, etc. seront dispersées ce soir-là. L’an dernier, l’affaire avait fait un peu moins de 50 000 euros. Espérons que, cette année, la vente franchira la barre.
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