Sous le fallacieux prétexte du manque de
typicité, le domaine Gourt de Mautens se voit débarqué de l’appellation Rasteau
par les braves gens de l’ODG. On vous expliquera de compliquées raisons, mais
une fois de plus, ne serait-ce pas la qualité supérieure des vins de Jérôme
Bressy qui est en cause ? Et le remarquable travail qu’il mène avec un pépiniériste
pour la réintroduction de cépages traditionnels à peu près disparus. Pas
typiques, sans doute.
En étant le meilleur représentant de Rasteau,
il est de facto une tête à couper. La voilà qui roule dans la sciure.
D’autres avant lui on fait les frais de cette
politique imbécile. Nous pensons à Trévallon, à Marcel Richaud, au Domaine de
Souch et plein d’autres encore, comme nos amis Tari à Bandol. Chaque fois, il
s’agit des meilleurs de leurs appellations respectives. Chaque fois, leurs vins
sont refusés par la commission d’agrément, toujours pour manque de typicité.
Qu’est-ce que la typicité ? La norme imposée par les mauvais d’une
appellation ? Il faut le croire. Et le regretter.
Dans le cas de Rasteau, ça sent en plus la
reprise en main vigoureuse, après l’éviction regrettable du directeur J.J.
Dost, un Bordelais égaré en Côtes du Rhône pendant plus de dix ans. On sent que
là on a affaire à des scrogneugneux, ça ne rigole plus. Faut rien qui dépasse,
je ne veux voir qu’une seule tête.
Rendez-vous pour juger des résultats de cette
politique virile dès l’an prochain et les années suivantes… On ne va pas rater
ça puisqu’il y a tant à nous montrer, à démontrer. Messieurs, c’est à vous et
on vous regarde.
L'affaire des Tari à Bandol, ici.
L'histoire de Trévallon en vidéo, ici
Et Marcel Richaud, c'est là