Voici un saint-joseph signé Vincent Paris. Millésime 2000,
il a douze ans tout juste. Rappelons que les vins naissent après la vendange,
c’est-à-dire à cette période, plus ou moins selon les vignobles. J’en avais
goûté il y a des années, jeune alors. Les arômes de poivre dominaient, les
tanins grattaient sec, le vin
était intenable.
Aujourd’hui, c’est une merveille de suavité, d’une jeunesse
apaisée. Au nez,
des arômes étonnants de violette et de… raisins. De table,
ceux qu’on mange.
À douze ans, il n’a pas encore développé d’arômes
tertiaires, truffe, sous-bois, etc. En bouche, la cerise fraîche domine sans exagérer.
Il est très « buvable », ample, tapissant, sans mollesse et d’une
belle longueur.
Cette bouteille a été un moment exquis. Le vin, quand il est
très bon, est un cadeau de la vie.